Irkoutsk…et déjà nos premières aventures mongoles !

dsc0114.jpgIrkoutsk, c’est tranquille. La province. Ou plutôt, non, la Sibérie. C’est beaucoup plus flatteur. Ici, dans les rues aux maisons de bois, les toques de fourrures et les bottes de feutre sont de rigueur. Dans ce contexte sibérien, cela ne fait pas du tout déguisement. Aussi, on décide de se rendre sur le marché pour s’offrir des « valenky », les bottes de feutre. En allant au marché, les flics nous sourient et nous saluent. Pas de contrôles de papiers, comme si le simple fait d’être ici en hiver assurait automatiquement la régularité de notre séjour. Apparemment, à Irkoutsk, les contrôles serrés et répétés, c’est dans le tram. Yogui en fait l’expérience et doit user de tout son vocabulaire russe pour expliquer à la contrôleuse qu’il ne comprend pas pourquoi lui devrait payer un supplément pour son sac posé au sol quand les grand-mères d’à côté avec leur cabas à roulettes ne paient pas de majoration. Il semble qu’en Russie, un sac doit être porté, sinon il est considéré comme un encombrant et nécessite donc un ticket majoré. « C’est la loi », nous dit-on. Arrive notre arrêt. Je descends, faisant voler en éclat la belle solidarité de notre binôme. Yogui suit, comme si de rien était. Quelques noms d’oiseux filent derrière nous, mais nous somme déjà au milieu de la foule du marché.

Direction le consulat mongol avant de poursuivre vers le Baïkal
Irkoutsk, c’est l’étape obligée avant de filer vers le fameux lac Baïkal. Si on a des fourmis dans les jambes, pressés de découvrir la « perle de Sibérie » comme on surnomme le lac par ici, on doit d’abord s’occuper de nos papiers pour poursuivre bientôt le voyage vers la Mongolie. Direction donc le consulat mongol. On y rentre presque comme dans un moulin.

Pas de queue et on doit réclamer pour qu’une fonctionnaire daigne recevoir nos demandes de visa. Sans trop de surprise, on nous dit que notre demande n’est pas recevable : manque ceci, manque cela. On laisse passer les rares personnes derrière nous, le temps d’aviser… décidant au final de retenter notre chance avec les mêmes papiers en main. Tactique choisie : tenter d’amadouer la fonctionnaire avec une histoire quelconque. Ô belle surprise : le certificat d’assurance qui posait problème est désormais recevable : « Si vous avez un problème en Mongolie ensuite, c’est vous que ça regardera, pas moi » nous prévient-on quand même. On opine du chef, décidé à prendre le « risque ». «  Repassez dans quatre jours ». Le guichet se ferme. Affaire réglée.

Par ici la sortie !
On se retrouve absolument seuls dans le hall. Arrive alors de l’extérieur une personne à l’air plutôt affolé. « Oh, messieurs,  s’il vous plaît, pouvez-vous me rendre service en appuyant sur le bouton de déverrouillage du portique extérieur pendant que je file l’ouvrir. » De sa main l’homme désigne un interrupteur situé derrière le pupitre de la personne responsable de la sécurité de l’établissement – pupitre déserté… Je m’exécute, non sans craindre d’être en infraction : nous sommes quand même dans un lieu officiel. Pas le temps de trop gamberger : à peine ai-je appuyé sur le bouton que notre homme tire le portique et nous lance de loin un grand sourire doublé d’un geste amical de la main avant de s’en aller au dehors, enfin libre. Nous répétons la manœuvre pour sortir à notre tour du consulat. Tel est notre premier contact avec la Mongolie. Ca nous plaît plutôt.

Fou rire au consulat !
Notre seconde visite au consulat pour récupérer nos passeports et le tout nouveau visa sera du même acabit. Pour régler l’indispensable sésame d’entrée, on nous invite à voir le comptable… qui n’est pas là. On attend patiemment. Puis on s’impatiente au fil des minutes au point de demander quand est-ce que le comptable arrivera. La fonctionnaire au guichet s’étonne : « Mais comment ça ? iIl est déjà là. Il est passé devant vous il y a dix minutes… » Ca ne l’étonne pas du tout qu’il nous soit impossible de le reconnaître.
Qu’importe, nous sommes invités à monter à l’étage pour le retrouver. Ambiance feutrée, pas un bruit, et une longue série de portes, toutes identiques sans aucune indication. On frappe au hasard, demandant le bureau du comptable. Après trois essais, on le retrouve enfin. Bonjour. Bonjour… dans la pièce, en face dudit comptable, un jeune mongol portant partie du costume national est rivé sur son ordinateur, sourire aux lèvres et embarqué dans une « discussion » des plus comiques comme seul Internet le permet… Pour nous, c’en est trop : on explose de rire ! Le comptable nous observe, sans comprendre. Le jeune « chatteur » fou ne se rend même compte de rien, absorbé qu’il est par sa tâche. Impossible de regagner un minimum de sérieux. Véritable fou rire. Yogui est obligé de sortir de la pièce pendant que je m’écroule, obligé de m’appuyer contre le mur.
On parvient, toujours riant, à payer le comptable qui doit encore aujourd’hui nous prendre pour des fous. C’est une première pour nous deux : sortir d’un consulat plié en quatre. Prometteur pour la suite du voyage en Mongolie.

Pierre

Pour plus de détails sur notre séjour à Irkoutsk et autour du lac Baïkal, lire les articles en anglais sur le site de Openit!UA

Irkutsk and our first day at the lake Baikal, Photogallery
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